Fièvre et inflammation, deux désagréments  à respecter pour une guérison rapide et naturelle.

Il est des dispositifs que l’évolution a mis en place dans notre intérêt, et que nous ne devons pas contrecarrer sans y avoir réfléchi.

La fièvre, notre première ligne de défense. 

En effet, lors d’une agression par un agent pathogène, notre organisme va enclencher une série de contre-mesures visant à limiter la multiplication de l’agresseur, la montée en température est une de ses actions. 

       Au-dela de 38° les bactéries ont plus de difficultés à se multiplier pour envahir d’autres cellules, ce qui permet à notre système immunitaire de les combattre plus facilement. Le réflexe Doliprane est donc à proscrire.

Cela ne veut pas dire ne rien faire pour obtenir un peu de confort, parce que l’état fébrile n’est quand même pas idéal, surtout pour les enfants.

La règle de bon sens: jusqu’a l’âge de 6 mois, consulter le plus rapidement possible. Au dessus de 6 mois pour une température de 38,5° des mesures simples peuvent suffire.

Les mesures de confort:

Enfants:

- alléger le plus possible les vêtements,

- aérer et rafraîchir la pièce,

- bain chaud de 2° en dessous de sa température, 

- et surtout bien hydrater, surveiller s’il urine, si la nuque n’est pas tendue.

La façon dont l’enfant supporte l’élévation de la température est aussi importante que le chiffre du thermomètre.

Si aggravation (état confusionnel, convulsion) consulter, sinon il est possible de patienter 48 heures, période au delà de laquelle il est raisonnable de consulter pour obtenir un diagnostic.

Adultes:

Mêmes recommandations que pour les enfants avec en plus la possibilité de prendre des infusions chaudes de fleurs de sureau. L’infusion bien chaude de fleurs de sureau va entrainer une sudation. Cette sueur contient les déchets que votre organisme à fabriquer pour vaincre l’agent pathogène. Son évaporation va ramener votre température à la normale.

Œdème post-opératoire ou post-traumatique.

C’est l’œdème qui occasionne douleurs, inconforts et sensation de lancement. Les structures (muscles, tendons, vaisseaux) sont comprimées par la pression du liquide.

Le réflexe ce sont les anti-inflammatoires. Oui mais, même si vous avez du mal à le croire (surtout si vous en êtes la victime!) l’œdème est bénéfique et nécessaire et donc à préserver.

Si vous  bloquez ce phénomène naturel par la prise d’anti-inflammatoire vous allez empêcher le processus de réparation d’aller jusqu’au bout avant de revenir à l’état initial. 2 ou 3 jours d’inconfort sont nécessaires.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire. Utiliser des poches de glaces (20 minutes toutes les 2 heures) pour calmer la douleur. Si possible, doucher la partie atteinte, en alternant eau chaude et froide pour réaliser un drainage lymphatique, lever le membre atteint en hauteur pour drainer.

Au terme des 3 jours (pour ceux que je n’ai pas perdu en route!) Je conseille d’utiliser la bromélaine (enzymes protéolytiques issues de la tige d’ananas)  Cette substance a des propriétés anti-oedemateuse et anti-inflammatoire exceptionnelles. A utiliser en poursuivant l’utilisation du glaçage.

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