Stress et santé



Les recherches montrent qu’environ 90 % des maladies ou déséquilibres de santé sont générés ou aggravés par le stress.






Pour bien comprendre, il est important de rappeler que le stress n’est pas forcément négatif. Au contraire, il est indispensable : il nous aide à nous lever le matin, à nous adapter, à mener des projets et à réagir face aux défis du quotidien.

Ce que l’on appelle le stress négatif, c’est l’accumulation de situations stressantes qui finit par dépasser les capacités d’adaptation d’une personne.

Une accumulation invisible

Dans notre monde moderne, les sources de stress sont omniprésentes :

les informations en continu, la circulation, les contraintes professionnelles, les mots de passe oubliés, les obligations quotidiennes…








On peut comparer cela à un sac dans lequel on mettrait une brique à chaque situation stressante, sans jamais en reposer une au sol. À force, le sac devient trop lourd. Parfois, le niveau de stress est si élevé que nous ne savons plus redescendre — et pire encore, nous n’en avons même plus conscience.

Dans un monde plus proche du rythme humain, vivre une situation stressante puis revenir naturellement à un état de calme serait la norme.

Le stress : un mécanisme ancien

Le stress est en réalité une réponse exagérée de l’organisme à une situation donnée**.

Aux débuts de l’humanité, l’être humain évoluait dans un environnement extrêmement dangereux : prédateurs, conditions de vie difficiles, espérance de vie courte. À chaque danger, un système physiologique se mettait en route pour fuir ou combattre.

Ce système est appelé le système nerveux sympathique, et il provoque notamment :

* dilatation des pupilles pour capter plus de lumière,

* libération de glucose pour fournir de l’énergie aux muscles,

* dilatation des bronches pour augmenter l’apport en oxygène,

* contraction des vaisseaux sanguins périphériques pour limiter les pertes de sang (avec pour conséquence une hausse de la tension artérielle),

* hypercoagulabilité (épaississement du sang), afin de limiter les hémorragies,

* augmentation du rythme cardiaque,

* mise en pause des systèmes non prioritaires : digestif, reproducteur et immunitaire.





Un système inadapté au monde moderne

Aujourd’hui, notre organisme réagit toujours de la même façon, mais face à des situations qui ne mettent plus notre survie en jeu.

Heureusement, nous disposons d’un système complémentaire : le système parasympathique, dont le rôle est de ramener l’organisme à l’équilibre.

Mais lorsque le niveau de stress est trop élevé ou trop prolongé, ce système peine à s’activer.

Pour simplifier 

* le système sympathique est l’accélérateur,

* le système parasympathique est le frein.

L’équilibre entre les deux s’appelle l’homéostasie.

Le rôle clé de l’adrénaline et du cortisol

Lorsqu’un événement stressant survient, même minime, un message est envoyé aux glandes surrénales via un neurotransmetteur : l’adrénaline.

L’adrénaline monte rapidement… puis redescend vite.

Mais chaque pic d’adrénaline entraîne la libération d’une autre hormone : le cortisol.

Le cortisol maintient l’organisme en mode sympathique et redescend très lentement.

L’accumulation de situations stressantes provoque donc un excès chronique de cortisol,et maintenant le corps en état d’alerte quasi permanent.

C’est ainsi qu’apparaissent de nombreux troubles :

* libération constante de glucose → risque accru de diabète,

* vaisseaux sanguins contractés en permanence → frilosité, hypertension, AVC, infarctus,

* hypercoagulabilité chronique → risques cardiovasculaires,

* digestion constamment freinée → troubles digestifs multiples,

* système reproducteur inhibé → problèmes de fertilité, cycles perturbés, problèmes d’érection,

* système immunitaire affaibli → infections à répétition (ORL, bronchiques, cystites…),

* tensions musculaires chroniques → migraines, douleurs, troubles posturaux.

Voilà pourquoi le stress chronique est un véritable ennemi pour la santé.


Comment activer le système parasympathique ?

Il existe quatre grands leviers pour agir sur ces systèmes autonomes.

1) L’alimentation:

Le système sympathique inhibe la digestion. Manger peut parfois relancer ce système, ce qui explique certaines compulsions alimentaires.

⚠️ Ce n’est cependant pas une solution durable.

2) Les médicaments:

Ils peuvent être utiles, mais si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous cherchez une autre approche.


3) Les techniques respiratoires:

Méditation, sophrologie, respiration guidée, cohérence cardiaque…

Ces techniques, lorsqu’elles sont pratiquées régulièrement, donnent d’excellents résultats.

Je me suis personnellement formé à l’enseignement de la cohérence cardiaque.

Ce n’est pas une simple technique de relaxation ponctuelle : pratiquée 5 minutes, 3 fois par jour, elle permet progressivement de ramener les systèmes sympathique et parasympathique vers l’équilibre.

4) Les plantes médicinales:

Les plantes sont de puissants outils. Bien choisies, bien associées et surtout personnalisées, elles donnent d’excellents résultats.

Associées à la cohérence cardiaque, elles constituent une approche particulièrement efficace.





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Les plantes médicinales ne sont pas que des tisanes.