Les plantes médicinales ne sont pas que des tisanes.

Galénique est un mot savant pour énoncer les formes d’utilisation d’une plante médicinale.

Avant la description des formes d’utilisation il faut savoir que le graal de l’herboriste c’est le totum, ou si vous préférez pouvoir extraire toutes les molécules de la plante. Mais jusqu’à ce jour le graal de l’herboriste n’a pas encore été découvert.

Donc selon les molécules recherchées ou selon les souhaits du consultant, l’herboriste choisit ou mélange les différentes techniques d’extractionsuivantes:








1)Nature

La première forme, la plus simple, semble être de consommer la plante telle quelle est dans la nature c’est ce que font les animaux. Cette méthode posent quelques problèmes; le goût, la digestion et l’assimilation. Nous n’avons pas le même système digestif que les animaux et surtout les herbivores.


2) Infusion

Une forme plus adaptée à l’homme. Très simple il faut juste verser de l’eau bouillante sur les feuilles de plantes, laisser infuser une vingtaine de minutes à couvert et consommer.

L’infusion de feuilles fraiches est la meilleure parce que vous bénéficiez de l’energie de la plante. Cependant, pour des raisons pratiques on utilise davantage les feuilles séchées. A noter que les feuilles fraiches doivent être prises en quantité plus importante que les feuilles sèches vu leur teneur en eau.

L’eau chaude est un super solvant elle va extraire les mucilages, certains alcaloïdes, les minéraux, les polysacharides, les tanins et les protéines. Pensez à utiliser une eau faiblement minéralisée pour augmenter les capacités d’extractions.

2) Décoction

Elle est réservée aux parties dures et ligneuses comme les racines. Le principe mettre les racines dans l’eau froide et portée à ébullition pendant une vingtaine de minutes à couvert éteigner le feu et laisser infuser encore 15 minutes à couvert.


3) l’alcoolature ou la teinture de plantes

Le solvant alcool permet d’extraire les résines, les alcaloïdes, les glycosides et les acides organiques. Quand j’ai commencé à “herboriser”, de l’alcool pure à 95 ° se trouvait à bas prix en pharmacie, aujourd’hui il faut utiliser des alcools du commerce. Le minimum à 40° tels que la vodka ou les alcools pour fruits pour les partie tendres, pour les racines préférer un rhum qui titre à 55° mais son gout n’est pas neutre.

Petite astuce si la sensation d’alcool vous ennuie ou si vous ne pouvez pas boire d’alcool, mettre les gouttes de teinture dans une eau très chaude. En refroidissant l’alcool s’évaporera ne laissant que le principe actif. Sinon une prise par jour d’une teinture équivaut à un fond de verre de vin de 1 cm ou à une banane mûre.

Pour fabriquer une teinture c’est assez simple il faut mettre 100 grammes de plantes sèches dans 500 ml d’alcool et laisser macérer 3 semaines en remuant tous les jours. Ensuite filtrer et mettre dans un flacon ambré. C’est que je propose le plus dans mes consultations.


Vinaigre de plantes

Procéder comme pour la teinture mais laisser macérer 6 semaines. Les vinaigres de plantes sont encore trés utilisés au Canada. Il faut facilement doubler les doses à prendre.


Sirops

Très utile pour les enfants. La réalisation est assez simple. Faire une infusion de plantes sèches bien concentrée (30 grammes pour un litre) ensuite soit on ajoute du miel et on mélange, soit du sucre et on fait recuire jusqu'à consistance du sirop. Pour mieux le conserver on peut ajouter un peu d’alcool, de la vitamine E ou un peu de citron. Le sirop de sureau est un délice, les enfants en raffolent.



Macérat huileux

Les macérats huileux permettent de faire des onguents pour la peau ou les articulations ou être utilisé tel quel.

Réaliser un macérat huileux est la aussi simple. Remplir à moitié un bocal avec les plantes séchées de votre choix, verser dessus de l’huile d’olive (bonne conservation) jusqu’en haut (ne pas laisser d’air) mettre le couvercle. Mettre au soleil 3 semaines en prenant soin d’emballer le bocal dans un papier opaque, certains mettent les flacons dans le coffre de la voiture en été.



Les EPS Extraits de Plantes Standardisées.

Extraits de plantes très constant. Les EPS ne se réalisent qu’en laboratoire et sont assez onéreux. Les plantes sont surgelées immédiatement après ramassage, puis broyées en fines particules, mises à macérer dans de l’alcool, ensuite l’alcool est évaporée et on ajoute de la glycérine végétale.


D’autres formes:

  • Les suppositoires, moins utilisés, mais on peut en encore en faire préparer en pharmacie avec une ordonnance médicale.

  • Les ovules gynécologiques à base d’huiles essentielles, comme les suppositoires.

  • Les gélules de poudres de plantes. Fastidieux à réaliser, difficile à conserver, beaucoup de gélules à prendre pour obtenir un effet thérapeutique.

  • Les comprimés. Beaucoup de laboratoires proposent des comprimés.

  • Les gummies : phénomène nouveau et peut-être éphémère. Les premières données font état d’une concentration basse en principes actifs. A voir…




Mon opinion: Je rejette souvent les formes solides comme les comprimés parce que on ne peut pas modifier la dose. J’utilise les infusions si le patient le souhaite, ou pour les problèmes particuliers de reins ou de vessie.

En général je propose des mélanges de teintures alcooliques pour leur aspect peux onéreux, simples à prendre, facile à transporter au travail.














































































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